Le Togo à la barre à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et ds Peuples

Le Togo est entrain d’être lessivé à la 63ème Session Ordinaire des Droits de l’Homme et des Peuples qui a lieu en ce moment à Banjul.n

Il y a un an nous soumettions à Banjul une requête au niveau de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples pour exiger des investigations et sanctions contre le gouvernement togolais qui a décidé de violer la liberté d’expression et d’accès à l’information du peuple Togolais, en coupant l’internet en Septembre 2017 ainsi que la répression des manifestations ayant occasionné des morts et des blessés graves.

Ce matin (1er novembre2018) le Rapporteur sur le Togo Rémy Ngoy Lumbu ne mâche pas ses mots à l’endroit de l’état togolais qu’il accuse d’être liberticide à travers nombreuses de ses décisions arbitraires, telles la coupure de l’internet, la fermeture des chaînes de télévisions et radio ainsi que l’arrestation d’Assiba Johnson , un défenseur des droits de l’homme accusé d’avoir publié des fausses informations. Un crime si avéré ne mérite pas selon le rapporteur son arrestation et détention.

Le président de la session Lawrence Mute a condamné les actes liberticides et arbitraires du gouvernement Togolais en ces termes : “ on n’utilise pas un marteau pour tuer le moustique “ en faisant allusion à la coupure de l’internet par le gouvernement Togolais qui l’a présenté comme mesure sécuritaire durant les manifestations publiques.

Le rapporteur sur le Togo regrette également qu’à ce jour, le gouvernement togolais n’ait pas créé d’unité de police spéciale pour investiguer les violations des droits de l’homme et l’usage excessif de la force par les forces de sécurité ayant résulté à la mort de plusieurs Citoyen. Il demande également que les médias fermés soient ouverts et soumets une liste de recommandations au gouvernent togolais.

Le président de la Commission a indiqué qu’une mission de suivi dirigée par le rapporteur des droits de l’homme pour le Togo sera envoyée pour s’assurer que l’état Togolais applique les recommandations telles qu’indiquées par le rapporteur.

Farida Bemba Nabourema

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